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LE PANAFRICANISME, NOUVEAU REMÈDE ?

  Plus besoin de présenter Thomas Sankara, Kwamé Nkrumah, W.E.B. Du Bois, Marcus Garvey. Et si maintenant je vous demande de définir, avec exactitude, le terme panafricanisme ? Plus compliqué ?

La raison est simple. Selon le professeur Amzat Boukari-Yabara (Professeur à l’EPA) le panafricanisme est un concept énigmatique qui a traversé les époques, les lieux et a été incarné par différents acteurs.

 Quel est le point commun entre les luttes de ces visionnaires ? L’Afrique.

Bien que l’origine du mot « Afrique » soit lui-même tendancieuse, car d’origine exogène, le Continent relie ses aspirations, ses vocations, ses combats, ses rêves, ses projets.

Le panafricanisme est donc une lutte qui dure depuis des décennies. Il ne s’agit pas de quelque chose de nouveau. Au 21e siècle, le panafricanisme peut-il être considéré comme salvateur ?

Un remède à quoi ?

L’article « Immigré ou migrant, quelle est ma place en France[1], explique que l‘utilisation du terme « Noir » essentialise d’une part une « communauté », d’autre part celui-ci est extrêmement réducteur.

 Le panafricanisme dépasse et transcende la notion de « communauté noire ». Il est question d’identité culturelle à proprement parlé. Nous détaillerons cela dans les prochaines lignes : le but même du combat panafricain est de sortir de ce paradigme qui nous enferme et nous réduit à un concept inclusif.

S’unir autour d’une pigmentation n’a rien de valorisant en soi. Tandis que s’associer autour d’une histoire commune et de principes communs élève non seulement le débat, mais surtout érige, édifie notre identité.

L’Afrique n’est pas depuis la « découverte » des Européens. L’Afrique était et existe indépendamment de l’Europe. Nul doute possible là-dessus.

Nous ne Sommes pas, depuis la découverte du continent par les Européens. Nous existons avant cette dite « découverte ». Grâce à cette conception, avec ce regard, nous sortons de la hiérarchie « raciale » et récupérons une identité, mais surtout notre Histoire.

Avec cette conception, on ne peut pas dire que « l’homme noir n’est jamais entré dans l’histoire ». Malheureusement, le temps nous manque et le thème du jour n’est pas celui-là, mais je vous invite à lire différents ouvrages afin de (ré) apprendre à quel point le passé du Continent est riche et ancien.

Ce changement de paradigme, nous permet de devenir et de nous considérer comme des êtres culturels à part entière et plus uniquement des individus regroupés en une communauté du seul fait de leur couleur de peau. Et là, le débat devient intéressant !

L’essence du panafricanisme

  Comme nous l’avons dit plus haut, ce qui est important c’est de saisir l’esprit, la finalité du panafricanisme. Saisir la substance de cette idéologie permet de voir à quel point il est porteur d’espoir, de projets, puis de mises en action.

Le panafricanisme est la recherche d’excellence

 Selon l’idéologie panafricaine, il n’est pas question de rechercher des excuses, des coupables, mais trouver des solutions.  Plus le temps pour l’émotion, laissons place à la raison et au pragmatisme.

D’un point de vue individuel et collectif, la recherche d’excellence, de dépassement de soi et de fierté est une pierre angulaire de cette construction.

L’éducation permet la réappropriation de notre Histoire

Pour se réapproprier son histoire et sortir des schémas limitants, le panafricain doit être formé et éduqué. C’est la raison pour laquelle l’existence de l’EPA est légitime, voire nécessaire. L’éducation permet la découverte d’une culture commune et de l’unité des populations africaines.

L’ignorance ou les préjugés font « penser » que l’Afrique est un morcellement de cultures incompatibles les unes des autres. Il n’en est rien.

C’est la raison pour laquelle le panafricain ne peut se permettre d’être ignorant de son Histoire. Un professeur, un jour m’a posé la question suivante, « quelle est la différence entre un Américain, un Martiniquais, un Guadeloupéen, un Brésilien » ? J’ai spontanément j’ai répondu : la langue. Sourire en coin, sa réponse était d’une simplicité déconcertante.

Selon lui, seules les destinations des bateaux de nos ancêtres variaient. Seul le port d’arrivage change : Guadeloupe, Martinique, Brésil… Donc un Martiniquais aurait très bien pu être Brésilien. Voyez-vous cette interchangeabilité, à quel point l’appartenance aux nationalités tient à peu ? Nous venons, tous, du même endroit : le Continent. Unicité de la provenance.

Nécessité de changer de regard

Il est impératif d’abandonner tout regard eurocentré sur l’Afrique.  Il faut s’émanciper,   s’autodéterminer et se réapproprier notre destinée. C’est la raison pour laquelle, à l’EPA, nous vous apprenons à regarder le monde avec un œil africain. 

Dans quel but ?

L’objet même du panafricanisme et de l’École Politique Africaine est de rechercher une cohérence d’ensemble en sublimant les points communs, en créant et en organisant une solidarité idéologique, un projet commun. La coordination collective est nécessaire pour jouir, à terme, d’une puissance culturelle, militaire, financière et technologique.

En quelques mots, le panafricanisme est un combat pour la dignité, la liberté et l’unité. C’est un parti pris assumé pour l’Afrique. Sans complexe.

Attention les sceptiques, je vous vois arriver… Les prochaines lignes vous sont destinées.

Un appel au repli sur soi ?

 Que les choses soient claires. Il ne s’agit absolument pas d’un repli sur soi. Qui peut en vouloir à une tierce personne de chercher son histoire, la réapprendre, se l’approprier et manifester une volonté d’union ?

Quand on parle d’Union Européenne, personne n’est choqué. Qui peut en vouloir à une tierce personne de rechercher le passé de ceux qui lui ont précédée ? Qui peut blâmer une personne de regarder son passé ?

Ce n’est pas ce que nous faisons à l’école de Jules Ferry ? Les cours d’histoire ne sont-ils pas là pour apprendre, à la population française, son passé ? Est-ce que cela gêne ? Non, car cela fait partie de l’éducation et de la construction identitaire d’un individu. Quittons l’échelle individuelle et basculons à une échelle macroscopique. Qui peut en vouloir à une Nation ou un contient de rechercher l’indépendance totale ? Personne n’est choqué par l’appellation « États-Unis » ou « Royaume-Uni » ?

Lorsque vous entendez ces termes, « Union Européenne », « États-Unis » entendez-vous du communautarisme ? Un repli sur soi ? Une forme de rejet d’autrui ?

Si vous ne l’entendez pas pour ces termes, logiquement vous ne devez pas non plus entendre ce genre de considérations lorsque nous parlons de Panafricanisme.

 Il s’agit simplement d’élever un lieu, une entité :  l’Afrique.

Pour certains individus la recherche du Soi et le désir de fierté sont synonymes de cloisonnement aux autres quand il est question d’Afrique.

Toute personne, bien portante, sait qu’à l’heure actuelle, la mondialisation fait désormais partie intégrante de notre quotidien aux quatre coins du globe. Il serait fou d’affirmer le contraire ou de refuser cette réalité.

C’est la raison pour laquelle on ne peut pas dire que le panafricanisme est contre la mondialisation. Par contre, le Panafricanisme est pour Kama[1], une alternative salvatrice au mondialisme et donc à l’identité africaine.

Qu’entendre par « mondialisme » ? Par mondialisme on entend le processus économico-politique et social d’uniformisation des peuples par la mise en avant de la volonté de pousser l’ensemble des peuples à l’abandon de toutes formes de différences

Le Panafricanisme apparaît donc pour l’Afrique comme le seul moyen d’intégration aux concerts des nations et la seule échappatoire à la disparition de l’identité africaine par l’assimilation mondialiste.

Est-ce un pari illusoire ?

Premier point noir, le nationalisme. Qu’observons-nous lorsque nous regardons les frontières en Afrique ? Ont-elles l’air d’être le fait d’obstacles naturels ? Au contraire, elles sont tellement droites qu’elles ne peuvent qu’être tracées par l’homme.

On voit bien que certains traits sont tellement rectilignes, qu’il est impossible de penser que ses limites-là sont naturelles. J’arrête de tourner autour du pot.

Les frontières en Afrique, ne sont pas naturelles et ont été imposées par l’homme, lors de la conférence de Berlin. Ceux qui se disent nationalistes, acceptent alors, des frontières posées et imposées par autrui et de facto, acceptent que leur nationalité ne soit qu’un héritage -empoisonné- d’une période colonialiste. C’est la raison pour laquelle il est impératif et urgent de sortir de ces considérations. Et avoir une vision plus globale. Notre vision ne peut se limiter aux limites coloniales. Nous devons impérativement considérer le continent en lui-même en tant qu’entité à part entière.

Le tribalisme.

Le tribalisme, est un problème lorsque des dirigeants, ou des personnes au poste important adoptent ce tribalisme. Ainsi, ils sclérosent ces différences, empêchent tout dialogue, toute évolution, et toute collaboration. On pourrait s’attarder à énumérer les éléments qui peuvent être des freins au panafricanisme.

Prenons un exemple hors continent et qui a fonctionné malgré des divergences et des conflits d’intérêts.

Les États-Unis d’Amérique. Au départ, le Sud s’opposait de façon farouche à toute idée de confédération. Le Nord était abolitionniste, tandis que le Sud était esclavagiste. Malgré cela, les États-Unis d’Amérique ont réussi à aller outre cette différence et à s’unir. Il faut donc s’évertuer à trouver des points communs, sans tomber dans l’angélisme et voir qu’il existe également des divergences, qui ne doivent en aucun cas être un obstacle à l’unité

La philosophie de l’École va dans ce sens.

L’importance de la formation et de l’enseignement

L’EPA souhaite apporter à ses élèves la notion d’excellence, la réappropriation de son histoire, de son regard sur le monde pour bâtir un projet commun et se veut fédératrice. N’ayez pas peur de manifester votre volonté d’existence. Et ensemble, visons l’excellence.

Lou B.

Avril 2021.

Bibliographie et Webographie :

👉 [1] https://ecole-politique-africaine.fr/2021/03/22/pour-chaque-categorie-de-personnes-trouvez-vous-quelles-sont-trop-nombreuses-en-france/

👉 [1]« Afrique »

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L’APSA ET LE DÉFI DE L’AUTONOMIE STRATÉGIQUE

L’APSA et le défi de l’autonomie stratégique

« Nous unir pour organiser notre parfaite défense et l’exploitation systématique de notre potentiel matériel et humain dans l’intérêt de tous nos peuples constitue le principal rempart contre les sinistres menaces et les diverses actions [scélérates] des néocolonialistes (…) Faire cavalier seul serait limiter notre horizon, ruiner d’avance nos espoirs et compromettre notre liberté »[i]. Opposer un front uni aux puissances menaçant l’existence et la souveraineté des États africains nouvellement indépendants… tel est le message porté par le président ghanéen Kwame Nkrumah dans sa vison d’une Afrique unifiée triomphant des tendances séparatistes.

Cet appel à l’unité ne saurait être une construction purement intellectuelle totalement coupée des contraintes de la réalité. Au contraire, l’unité – tant désirée par le président Kwame Nkrumah – passait par l’examen des difficultés constituant des obstacles à la construction des États-Unis d’Afrique. La résolution de ces difficultés ne pouvait être envisagée que par la mise en œuvre d’une politique commune dans des domaines stratégiques tels que l’économie et la défense car ; pris individuellement, les États africains restent à la merci du néocolonialisme et de l’impérialisme. La situation du Congo nouvellement indépendant dirigé par le premier ministre Patrice Lumumba viendra exposer les dangers auxquels sont exposés les États africains lorsqu’ils ne font pas preuve de solidarité. Le président Kwame Nkrumah dira à ce propos :

 « si à cette époque (juillet1960), les États indépendants d’Afrique avaient été unis, ou du moins avaient eu un haut commandement militaire et une politique étrangère commune, on aurait pu trouver une solution africaine pour le Congo, et le Congo aurait pu obtenir le droit de faire son propre destin sans interventions non africaines »

[ii]. Aujourd’hui, ce pays – connu sous le nom de République Démocratique du Congo (RDC) – fait face à des menaces affectant l’étendue de ses provinces orientales malgré la présence de forces onusiennes. Combien d’hommes et de femmes tués ? Combien de vies dévastées par des groupes armés ayant pour seul objectif le pillage des ressources de ce pays immensément riche ?[iii] Raconter tant de désastres et de vies anéanties, que serait-ce sinon faire le procès d’un mécanisme de sécurité collective profondément inefficace ?

Reprenons la phrase du président Kwame Nkrumah, remplaçons Congo par chaque pays africain en proie à des menaces sécuritaires telles que le terrorisme ou des conflits armés et l’on constate que les interventions étrangères sont beaucoup plus présentes que des actions menées prioritairement par l’Union africaine. Qu’est-ce qui explique une telle situation ? Pourquoi l’Union africaine n’intervient-elle pas en tant qu’acteur principal dans la résolution des crises qui affectent les États du continent ? Nécessité de mettre l’autonomie stratégique au cœur des réformes de l’Union ? Telles sont les différentes questions auxquelles nous tenterons de répondre dans cet article.

L’Union africaine (UA) fut créée en 2002 à Durban en Afrique du Sud. Elle est le fruit de la volonté des chefs d’États et de gouvernements africains de mettre en place une nouvelle organisation continentale capable de consolider les acquis de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et d’approfondir le processus de coopération et d’intégration des États africains[iv]. L’Union africaine sera également chargée de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent à travers la mise en place d’une politique commune de défense du continent africain[v]. L’acte constitutif de l’Union africaine lui conférera le droit d’intervenir dans un État membre dans des circonstances graves que sont les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité[vi]. Par, ailleurs, un État membre peut solliciter l’Union pour restaurer la paix et la sécurité sur son territoire[vii]. Ces dispositions constituent une rupture avec l’OUA dans la mesure où le principe de non-ingérence est remplacé par celui de non-indifférence. En outre, la puissance, à travers l’intervention militaire, est considérée comme un moyen de règlement des conflits[viii]. Ce nouveau paradigme posé par l’Union africaine s’inscrit dans le cadre général de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (AAPSA ou APSA en anglais).

L’APSA désigne le mécanisme chargé de traiter l’ensemble des questions relatives à la paix et la sécurité du continent africain[ix]. Ses activités sont structurées autour de six organes à savoir : le conseil de paix et de sécurité (CPS), la commission de l’Union Africaine, le groupe des sages (Gds), le système continental d’alerte rapide (SCAR), la force africaine en attente (FAA)[x] et enfin le fond pour la paix. La création de ces organes consacre la volonté de l’union africaine de consolider son autonomisation c’est-à-dire bâtir des dispositifs lui permettant de répondre instantanément, en toute responsabilité et totale indépendance sur des foyers de tensions.

Le conseil de paix et de sécurité constitue le pilier essentiel du dispositif de l’Union africaine dans le cadre de la promotion et la garantie de la stabilité sur le continent. Il a été créé en tant qu’organe décisionnel de l’Union africaine sur les questions relatives à la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Le protocole portant création du CPS indique en son article 7 les pouvoirs dont dispose le conseil afin de remplir valablement ses missions. Il s’agit notamment de « l’anticipation, la prévention et le règlement des conflits ; l’intervention dans le cadre d’une opération de maintien de la paix ; les sanctions contre toute menace ou atteinte à la paix ; la mise en œuvre de la politique de défense commune ; la lutte contre le terrorisme ; la coopération avec les mécanismes régionaux et les Nations Unies dans la préservation et le maintien de la paix »[xi]. En ce qui concerne sa composition, le CPS comprend en son sein quinze membres bénéficiant chacun de droits de votes égaux. La composition du CPS est régie par les principes de la rotation et de la représentativité équitable. La répartition des sièges est faite de manière suivante : trois sièges pour l’Afrique australe, trois sièges pour l’Afrique centrale, trois sièges pour l’Afrique de l’Est, deux sièges pour l’Afrique du Nord et quatre sièges pour l’Afrique de l’Ouest. Il convient toutefois de souligner que si la création du CPS s’inscrit dans l’objectif de doter l’Afrique d’une structure crédible capable de résoudre les problèmes de paix et de sécurité qui frappent le continent ; le conseil apparaît comme un imitation imparfaite du conseil de sécurité des Nations Unies[xii].

Structure de l’Union Africaine

Source : Guide de l’Union Africaine 2020

Cette imitation imparfaite réside dans le fait que, contrairement au conseil de sécurité des Nations Unies, le CPS est l’organe subsidiaire de la Conférence de l’Union. En effet, la conférence, composée des chefs d’État et de gouvernement ou de leurs représentants, est l’organe suprême de l’Union africaine en vertu de l’article 6 alinéa 2 de l’acte constitutif. Par ailleurs, il n’existe point de dispositions équivalentes à l’article 12 alinéa 1 de la charte des Nations Unies qui répartie les pouvoirs entre l’assemblée générale et le conseil de sécurité[xiii]. La conférence en tant qu’organe suprême dispose d’un domaine réservé par défaut dans la mesure où, à l’instar du CPS, « [elle] prend ses décisions par consensus, ou à défaut, à la majorité des deux tiers des Etats membres de l’Union. Toutefois les décisions de procédure, y compris pour déterminer si une question est de procédure ou non, sont prises à la majorité simple »[xiv]. Dans une telle configuration, le CPS dispose certes de pouvoirs élargis mais il n’en a pas le monopole. Son action est limitée par la structuration de son mécanisme de sécurité collective car sa capacité à intervenir dépend de la volonté des États concernés. Lorsqu’ils sont confrontés à une éventuelle intervention de l’Union africaine, les États membres sont peu enclins à discuter de la situation d’un pays de peur que cela n’entraîne un précédent concernant des interventions dans leur propre pays[xv]. Les États restent encore attachés à leur souveraineté bien qu’ils aient adhéré à un mécanisme autorisant, suivant certaines conditions, une ingérence dans leurs affaires internes. Á cela, vient s’ajouter un principe de subsidiarité[xvi] qui souffre d’un manque de clarté et de précision.

En effet, la sécurité du continent ne relève pas du domaine exclusif de l’Union Africaine. Le protocole portant création du conseil de paix et de sécurité précise en son article 16 que les organisations régionales sont associées au traitement des tous les sujets relatifs à la stabilité du continent de façon générale et celle de leurs régions en particulier. L’alinéa 1(b) de l’article susmentionné indique en ce sens que : « le Conseil de paix et de sécurité et le président de la commission travaillent en étroite collaboration avec les mécanismes régionaux pour assurer un partenariat efficace entre [ledit conseil] et les mécanismes régionaux dans le domaine de la promotion de paix, de la sécurité et de la stabilité. Les modalités de ce partenariat seront basées sur leurs avantages comparatifs respectifs et les circonstances du moment »[xvii]

Si cette disposition reflète le caractère flexible de l’APSA car les activités des organisations régionales en matière de sécurité complètent le travail effectué par le CPS suivant la nature et le degré des tensions observées dans une région ; il convient toutefois de souligner qu’elle n’apporte aucune précision sur les situations pouvant entraîner l’engagement de l’Union africaine. L’usage du terme « avantage comparatif » renvoie à l’idée que dans l’hypothèse où plusieurs organisations sont engagées, il faudra comparer les atouts et les faiblesses de chacune d’entre elle avant d’en retenir une seule in fine. Un telle situation fragilise la capacité de l’Union africaine à agir prioritairement car le principe de subsidiarité pose des restrictions liées à une appréciation empirique des faits qui réduit l’Union africaine à un rôle d’observateur. Par conséquent, elle ne fait qu’agir en réaction et se retrouve privée de toute initiative dans la décision politique. La situation sécuritaire au Mozambique illustre parfaitement cette carence de l’Union dans la mesure où la réponse aux menaces liées au terrorisme et à l’extrémisme violent est dirigée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le dispositif de l’APSA est loin d’être effectif dans cette région. Il en est de même en Afrique de l’Ouest où l’Union africaine est clairement concurrencée par des mécanismes ad hoc à savoir l’opération Barkhane[xviii], le G5/sahel[xix] et la force multilatérale mixte[xx] qui viennent répondre à une carence opérationnelle de l’APSA.

Cette carence se manifeste par une force africaine en attente (FAA) qui, répartie en différentes brigades dans les textes de l’Union, demeure inexistante sur les théâtres d’opérations. Le Colonel Elton Paul Nzaou précise, dans ce sens, que sa création relève d’une décision plus politique qu’une réalité opérationnelle[xxi]. La preuve en est que, lors de la crise survenue au Mali du fait de la progression des groupes terroristes vers le sud du pays, la FAA n’a guère été mise en action. L’Union africaine a plutôt procédé à la mise en place d’une mission internationale de soutien au Mali (sous conduite africaine) qu’elle transformera par la suite en mission onusienne appelée Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour le Mali – MINUSMA[xxii]. Cette transformation relève d’une stratégie d’extraversion qui consiste à faire des opérations de maintien de la paix un moyen de capter les financements nécessaires à la conduite de telles missions[xxiii].

La dépendance est érigée ici en mode d’action car les États membres de l’Union profitent de cette situation pour accroître leur capital politique c’est-à dire se doter d’un statut particulier sur le plan international et régional. Les États saisissent cette opportunité pour envoyer des troupes dans le cadre d’opérations de paix de sécurité car cela leur permet de renouveler leur matériel et surtout d’avoir accès à des ressources importantes au niveau de la rémunération de leurs soldats. Leur implication militaire dans une région permet aux dirigeants d’accroître leur emprise sur la vie politique et économique de leur pays sans que d’éventuelles critiques ne soient émises par les acteurs extracontinentaux qui apportent un soutien financier à ces différentes opérations[xxiv]. Ces derniers – si prompts à donner des leçons de gouvernance ou de démocratie – deviennent subitement aphones quand leurs « fournisseurs de sécurité » s’illustrent en tant que véritables pourfendeurs des idées qu’ils sont prêts à faire respecter, sous d’autres cieux, au prix de bombardements plus funestes que la dictature à détruire.

Quoiqu’il soit en soit cette stratégie d’extraversion fragilise le mécanisme de sécurité collective car toute transformation d’une mission africaine en mission internationale entraîne transfert de compétence auprès de l’organisation concernée. A supposer qu’il s’agisse de l’ONU, l’Union africaine perd tout contrôle politique de l’opération. Les stratégies et priorités sont désormais définies par cette organisation. L’Union africaine peut être consultée à certains égards mais elle ne possède plus l’initiative de l’action. C’est dans ce sens qu’un processus de réforme a été engagé au sein de l’institution en vue de corriger ces différentes insuffisances[xxv].

Ces réformes ont consisté à éliminer la fragmentation des domaines d’intervention de l’Union. Les États ont, dès lors, décidé de réduire le nombre de commissions. L’Union africaine passe ainsi de huit à six commissions. Cette réduction fut réalisée par la fusion des départements affaires politiques – paix et sécurité. En ce qui concerne l’indépendance financière, les États africains ont décidé de financer intégralement le budget opérationnel reparti de la manière suivante : soixante-quinze pour cent sont destinés aux programmes de l’Union tandis que les Vingt-cinq autres sont prévus pour les opérations de soutien de la paix. Ce budget est financé par l’établissement d’une taxe de 0,2 % sur les importations.

Si des progrès ont été accomplis dans la restructuration de la commission et dans l’établissement de nouvelles règles de financement, il convient cependant d’indiquer que des questions importantes n’ont pas été traitées. Il s’agit notamment de la réforme du conseil de paix et sécurité. En effet, si l’article 4 de l’acte constitutif de l’Union africaine indique que l’organisation fonctionne conformément au principe d’égalité souveraine des États, il convient toutefois de préciser cette disposition conventionnelle ne garantit pas une égalité de fait.

En effet, dans le domaine de la sécurité et de la défense, il existe des disparités entre les États. Celles-ci sont évoquées dans différents rapports relatifs aux dépenses militaires consenties par ces derniers en vue de renforcer leur système de sécurité et de défense. En Afrique, six États à savoir l’Algérie, l’Egypte, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Maroc et le Nigéria cumulent à eux seuls plus de la moitié des dépenses militaires du continent[xxvi]. Ceux-ci sont donc amenés à jouer un rôle important dans l’opérationnalisation des mécanismes de sécurité de l’APSA d’autant plus que les pays susmentionnés sont les principaux contributeurs au budget de l’Union Africaine. Il est assez difficile de concevoir que ces pays possèdent un droit de vote équivalent à celui du Lesotho ou de l’Eswatini[xxvii].

 Il faudra donc réformer le processus décisionnel au sein du CPS sans toutefois récupérer le modèle du droit de véto du conseil de sécurité des nations unies. L’objectif ici n’est pas de promouvoir la suprématie d’un groupe d’États sur les autres. Il est possible d’envisager un modèle de votation qui tienne compte du budget militaire des États africains. Ainsi, une décision pourrait être adoptée au sein du CPS à condition que la majorité des États ayant voté représentent 55 ou 60 % de l’ensemble des budgets militaires des États membres de l’Union. D’autres conditions pourront éventuellement être définies en vue de garantir une prise de décision rapide capable de regrouper à la fois les puissances émergentes de la sécurité africaine et les petits États moins lotis dans ce domaine.

Par ailleurs, ces réformes n’ont pas envisagé la mise en place d’une politique commune axée sur l’industrie de la défense. Sur le continent africain, quelques États tels que l’Angola, le Nigéria et l’Ethiopie parviennent à produire leur propre équipement militaire[xxviii]. Cependant, il n’existe pas de complexe d’armement au niveau continental. Un programme de développement industriel axé sur la défense du continent est indispensable car il permet le développement et le renforcement des capacités d’armement nécessaires pour l’entrée en premier sur un théâtre d’opération.

Si la question du financement reste importante dans le cadre de l’effectivité de l’APSA, elle ne saurait supplanter des questions liées à l’organisation politique et au renforcement des capacités opérationnelles des États. En outre, ayant pleinement conscience des contraintes liées à la mise en œuvre d’une politique commune de sécurité et de défense ; les éléments sus évoqués devront être envisagés comme des pistes de réflexion pour l’établissement d’un mécanisme résolument orienté vers la quête de son autonomie stratégique.

Au moment nous écrivons cet article, l’histoire oriente nos regards vers l’ouest et plus précisément vers le pays qui demeure – à nos yeux- une référence fondamentale dans la quête d’une pleine et entière autonomie. Il s’agit d’Haïti qui, à l’époque où se déroulent ces évènements, fait partie de l’île de Saint Domingue. Du 4 au 24 mars 1802, eut lieu la bataille de la crête-à-pierrot. Les troupes de Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines mirent en échec tous les assauts de l’armée française venue rétablir l’esclavage. Bien que Dessalines ait ordonné à ses soldats d’évacuer le fort de la crête-à-pierrot après des jours de bombardements, cette bataille reste un fait d’arme remarquable car elle représente le premier appel à la guerre de libération sur l’île de Saint Domingue[xxix].

24 mars 2021, cette date vient nous rappeler qu’un peuple, si faible soit-il, ne peut être vaincu quand il est destiné à résister et à lutter contre l’ennemi. Il convient donc de s’inspirer de cette histoire haïtienne en vue de s’engager résolument vers la construction d’un système de défense qui puisse permettre aux États africains de se saisir prioritairement des questions de sécurité et de défense sans compter sur l’aide des autres puissances. Les récentes attaques terroristes survenues au Niger – attaques ayant coûté la vie à 137 personnes – montrent qu’il y a urgence à agir… et vite[xxx].

EPA

Amon Joane

[i] Kwame Nkrumah, l’Afrique doit s’unir, Présence Africaine, 1963. P.16

[ii] Op.cit. p.166

[iii] Sans oublier les entreprises et multinationales étrangères qui ont leur part de responsabilité dans ce climat de violence.

[iv] « L’UA en bref | Union africaine », consulté le 16/10/2019, https://au.int/fr/appercu.

[v] Déclaration solennelle sur la politique africaine commune de défense et de sécurité | http://www.peaceau.org/uploads/declaration-cadsp-fr.pdf consulté le 05/09/2019

[vi] Article 4(h) Acte constitutif de l’Union Africaine| http://www.peaceau.org/uploads/declaration-cadsp-fr.pdf consulté le 10/09/2019

[vii] Article 4(J) Acte constitutif de l’Union Africaine | http://www.peaceau.org/uploads/declaration-cadsp-fr.pdf consulté le 10/09/2019

[viii] Yves Alexandre Chouala, Puissance, Résolution des Conflits et Sécurité collective à l’ère de l’Union Africaine, Théorie et Pratique | https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/19_288-306.pdf consulté le 30/01/2020

[ix]  L’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), en ligne-African Union – Peace and Security Department », Union africaine, Département Paix et Sécurité, consulté le 18/03/2020, https://www.peaceau.org:443/fr/topic/the-african-peace-and-security-architecture-apsa.

 

[x] La Force Africaine en Attente est répartie en cinq brigades régionales à savoir la brigade de la communauté de développement d’Afrique australe, la brigade en attente d’Afrique de l’Est, la brigade en attente d’Afrique du Nord, la brigade de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest et la brigade de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale

[xi]Article 7« Protocole relatif à la Création du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine-African Union – Peace and Security Department.

[xii]Kahombo, Balingene. (2018). The Peace and Security Council of the African Union: Rise or Decline of Collective Security in Africa?. SSRN Electronic Journal. 10.2139/ssrn.3291306. Consulté le 20/04/2020

[xiii] Article 12 alinéa 1 de la charte des nations unies : « Tant que le Conseil de sécurité remplit, à l’égard d’un différend ou d’une situation quelconque, les fonctions qui lui sont attribuées par la présente Charte, l’Assemblée générale ne doit faire aucune recommandation sur ce différend ou cette situation, à moins que le Conseil de sécurité ne le lui demande »

[xiv] Article 7 de l’Acte constitutif de l’Union Africaine | | https://au.int/sites/default/files/pages/34873-file-constitutive_act_french-1.pdf  consulté le 12/08/2019

[xv] Rapport sur le Conseil de paix et de sécurité, Numéro 131 – Décembre 2020–Janvier 2021, https://issafrica.s3.amazonaws.com/site/uploads/pscreport-131-fr.pdf | consulté le 02/02/2021

[xvi] Le principe de subsidiarité désigne le fait de privilégier le niveau supérieur d’un pouvoir de décision si le niveau inférieur n’est pas en mesure de réaliser la compétence partagée

[xvii]Article 16 Protocole relatif à la Création du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine-African Union – Peace and Security Department

[xviii] Opération militaire menée par l’armée française dans toute la région du sahel

 

[xix]Le G5/Sahel est un cadre de coopération interétatique chargée d’assurer la sécurité et le développement de la région sahélienne. Il fut créé en 2014 lors d’un sommet extraordinaire organisé en Mauritanie. Sa mission : renforcer la coopération régionale en matière de développement, de gouvernance et de lutte contre le terrorisme. Il bénéficie en ce sens du soutien important de la France installée dans la région via l’opération Barkhane.

[xx] La Force Multinationale Mixte (FMM) fut créée par la commission du Bassin du Lac Tchad, une organisation réunissant le Cameroun, le Nigéria, le Tchad et le Niger. Sa mission : renforcer la coopération entre les États membres sur les questions relatives à la paix et la sécurité.

[xxi] Colonel Elton Paul NZAOU, la Force Africaine en attente Quelle opérationnalité, Etudes Africaines l’Harmattan,2016, 332 pages

[xxii] « Le Conseil de sécurité proroge d’un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avec deux priorités stratégiques | Couverture des réunions & communiqués de presse », consulté le17/05/2020, https://www.un.org/press/fr/2019/cs13867.doc.htm

[xxiii]Nicolas DESGRAIS et Sonia LE GOURIELLEC, Stratégies d’extraversion : Les défis de la construction de l’Architecture africaine de paix et de sécurité Note de recherche stratégique n°28 – 22 juillet 2016 https://www.irsem.fr/data/files/irsem/documents/document/file/924/NRS_n28_2016.pdf | consulté le 12/04/2020

[xxiv] En guise d’illustration, nous pouvons évoquer la situation du Tchad qui est devenue un acteur majeur pour la communauté internationale en raison de son intervention armée au Mali mais également au Nigéria dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le président Idris Debi Itno a réussi à se forger une image positive auprès des acteurs extracontinentaux car son armée joue un rôle important dans sécurisation du sahel. Cette situation a permis au président tchadien de renforcer son autorité sur le plan national et surtout d’affirmer un leadership dans la sphère régionale.

[xxv] « Aperçu des réformes institutionnelles | Union africaine », consulté le 28/03/2020, https://au.int/fr/aureforms/apercu.

[xxvi] « Defense Spending by Country (2020) », consulté le 05/01/2020, https://www.globalfirepower.com/defense-spending-budget.asp. – le budget de défense cumulé de tous ces pays s’élèvent à trente-sept milliards de dollars.

[xxvii] Avec tout le respect que nous avons naturellement pour ces pays

[xxviii] « [Tribune] Quand l’Afrique fourbit ses armes – Jeune Afrique », consulté le17/03/2020, https://www.jeuneafrique.com/mag/786004/politique/tribune-quand-lafrique-fourbit-ses-armes/.

[xxix] Berthony Dupont, Jean Jacques Dessalines Itirénaire d’un révolutionnaire, l’Harmattan,2006 – p135-146

[xxx] « Un nouveau massacre fait plus de 130 morts au Niger : il y a urgence à agir », consulté le 25 mars 2021, https://www.courrierinternational.com/article/horreur-un-nouveau-massacre-fait-plus-de-130-morts-au-niger-il-y-urgence-agir.

Portrait of young afro-american woman thinking while sitting outdoors on stairs with notebook and pen.

POURQUOI Y A-T-IL PLUS DE FEMMES A L’ÉCOLE POLITIQUE AFRICAINE ?

Notez qu’on ne parlera pas de “genre” mais de “sexe”. En effet, le “genre” correspond à une vision eurocentriste. En outre, les observations menées concernent la France métropolitaine. 

La journée du 8 mars est consacrée à la Femme. Profitons-en pour célébrer son évolution au sein de la Société, la perception que les hommes ont d’elle, mais surtout la vision que la Femme porte sur elle-même et ses capacités !

Ce bilan  est-il propre à l’École Politique Africaine, ou s’étend-il  à l’Enseignement Supérieur dans sa globalité ? Selon le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, on compte 56% d’étudiantes en France. Comment expliquer cela ?

Première hypothèse : la femme est-elle une meilleure gestionnaire ? La Femme,  une meilleure gestionnaire ?

Il est communément admis que dans les sociétés patriarcales, la femme a longtemps été considérée comme limitée à la gestion du foyer. La seule légitimité dont elle jouit est astreinte aux tâches ménagères et à l’organisation de la famille. “Fiançailles-mariage-enfants”. Elle porte les enfants physiquement, dans sa chaire, mais également symboliquement en les élevant. Les tâches qui lui sont réservées sont des tâches de gestion, tournées vers autrui.

Selon le Ministère de l’Enseignement Supérieur, les étudiantes sont plus représentées dans les matières dites “relationnelles” ; telles que les sciences humaines et les sciences sociales.

Le 28 avril 2020, Forbs a rédigé une thèse selon laquelle les femmes sont de meilleures gestionnaires que les hommes. Inutile de préciser que cette thèse fut accueillie de façon mitigée. De nombreux opposants ont affirmé qu’il est absurde de soutenir de tels propos. Il est donc légitime se poser deux questions.

– les capacités et les aptitudes sont-elles sexuées ?

– le choix d’orientation en Enseignement Supérieur est-il sexué ?

Il n’est pas question de sexe mais de déterminisme social

La question est la suivante : pourquoi y a-t-il moins d’étudiantes dans les matières dites “sciences dures” ? On ne peut décemment pas répondre à cette question en affirmant que les compétences et aptitudes sont intrinsèquement liées et limitées au sexe.

Par contre, quel organe forme les Hommes et les femmes depuis le plus jeune âge ? L’école. Qui n’a pas entendu que “tel métier est réservé aux hommes, tel métier est réservé aux femmes” ? Si vous n’avez rien entendu de tel, estimez-vous chanceux. Au vu de ces observations, on peut considérer que l’école a, pendant longtemps, formé et éduqué de façon sexuée. Les sciences dites “dures” étaient réservées aux hommes, tandis que les sciences “molles” étaient l’apanage des femmes. La terminologie même, rappelle le clivage “sexe fort / sexe faible”.

Cette constatation explique la sous-représentation des femmes dans l’enseignement supérieur, dans des filières dites “scientifiques”, entendez sciences dures. Considérant ce que nous venons d’observer, le déterminisme social serait donc un frein quant à l’ambition des étudiantes. D’accord…

Mais comment expliquer la présence majoritaire de femmes à l’École Politique Africaine, qui est rappelons-le, est une école politique et a pour vocation à former des leaders.

Affirmation de Soi

S’inscrire à l’École Politique Africaine est un manifeste de la volonté d’implication et de jouir d’un rôle important au sein de la cité (au sens propre). On assiste à l’affirmation et l’émancipation des Femmes. Il n’est plus question d’être une simple gestionnaire. Nous sommes témoins d’un changement de statut : de gestionnaire à celui de décisionnaire.

Je tiens à rappeler un fait. Lorsque la femme était uniquement considérée en tant que maitresse de maison,  en réalité celle-ci était chargée de la cité. Je m’explique.

Selon Singly, “la famille est un organe secondaire de l’État”. En fonction du paradigme adopté, ces propos sont fortement contestables, mais là n’est pas le sujet… Ce qu’il faut retenir est que la famille est un organe de l’État. Bien qu’elle soit considérée comme une instance secondaire, elle est partie intégrante de cette entité.

De façon indirecte, la femme jouait un rôle important quant à la vie de la Cité. Ainsi, même pendant ces heures de “gestionnaires”, la femme participait au fonctionnement de l’État. Elle n’a jamais été exclue mais reléguée au second plan. D’où l’expression “derrière chaque grand homme se cache une femme”. Cette citation est longuement restée d’actualité, mais ne jouit d’aucune pertinence désormais ! Volonté d’expression et de puissance

Pour conclure, les étudiantes qui s’inscrivent à l’EPA se sont non seulement émancipé de toutes considérations limitantes et manifestent surtout leurs volontés de puissance, leurs volontés de s’inscrire dans un projet plus grand et devenir actrices des changements significatifs. Ce qu’il faut retenir ? Émancipons-nous des pensées limitantes, et visons l’excellence !

 Rédigé par Lou B.

Mars, 2021.

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EPA – TYPOLOGIE ET PRINCIPES PHILOSOPHIQUES DE GOUVERNANCE POLITIQUE

L’École Politique Africaine (E.P.A.), ayant pour objet la matière politique, permet aux participants de comprendre les types de gouvernance qui animent les institutions de la planète – et particulièrement celles des mondes africains. Il y a bien une philosophie politique qui sous-tend l’action de certains états africains. Émerge alors un mimétisme manifeste de cesdits régimes calqués sur ceux des gouvernements occidentaux. Intéressons-nous, par exemple, à un processus cyclique de philosophie politique élaboré vers 407 avant E.A. (Ère Actuelle).

L’ANACYCLOSE GREC

L’anacyclose est une théorie cyclique de la succession des régimes politiques. Les philosophes Socrate et Platon, l’historien politique Polybe, l’homme d’état Cicéron et le penseur Machiavel l’ont tour à tour évoquée. [1]Les régimes politiques étant par nature « non stabilisables », 6 stades se suivent et se répètent.

1) La Monarchie (gouvernement d’un seul) est un régime politique dans lequel le chef de l’État est un monarque, un roi héréditaire. Les déclinaisons sont la dyarchie (où le pouvoir est exercé conjointement par deux dirigeants/groupes ayant une position égale avec une répartition de leurs attributions) et la polyarchie (le pouvoir est détenu par plusieurs organes).

2) La Tyrannie (pouvoir oppressif) est l’exercice d’un pouvoir arbitraire et absolu d’un souverain, d’une personne ou d’un groupe de personnes détenant l’autorité suprême, caractérisé par un gouvernement d’oppression, d’injustice et de terreur.

3) L’Aristocratie (forme de gouvernement où le pouvoir appartient aux grands, aux nobles) est une forme de gouvernement où le pouvoir est entre les mains d’un petit nombre de personnes, en raison de leur naissance, de leur fortune ou de leur qualification. Elle se dégrade en Timocratie (gouvernement par ceux qui recherchent ce qui a du prix, de l’honneur, des biens, de la valeur).

4) L’Oligarchie (oligo = petit, en petit nombre / archie = gouvernement) est un système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre
d’individus ou de familles, à une classe sociale restreinte et privilégiée.

5) La Démocratie (démos = peuple / cratie = pouvoir) qui est une forme de
gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple. Son origine est africaine : l’homme politique Solon témoigne qu’au cours de son voyage en Égypte, il a connu pour la première fois cette notion d’égalité entre les êtres humains. Par ailleurs, on peut classer les différents types de régimes démocratiques (vote censitaire puis au suffrage universel) selon qu’ils privilégient la collaboration des différents pouvoirs (régime d’assemblée, parlementaire, présidentiel ou mixte [2]).

6) L’Ochlocratie (okhlos = foule) est un régime politique dans lequel la foule (ici comprise comme masse manipulable ou passionnelle) a le pouvoir d’imposer sa volonté. [3]

EPA – UNE PENSÉE POLITIQUE DANS UN PARANGON AFRICAIN

Selon le sage négro-égyptien Ptah Hotep, le soubassement philosophique qui imprègne la politique africaine (depuis 25 siècles av. E.A.) est énoncé par sa maxime 16 – De l’Art de Gouverner :

 Si tu es un guide, que ta manière de gouverner voyage librement au moyen de ce que tu as ordonné. Tu dois accomplir des choses élevées. Songe aux jours à venir ensuite, (de sorte qu’) un malheur ne survienne pas au milieu des faveurs ; (en effet), comme un crocodile émerge, (aussi vite) la défaveur se produit .[4]

Contactez l’EPA qui vous Enseigne Pour (vous) Accomplir en politique.

À très vite !

EPA – École Politique Africaine

ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR !

EPA

Amon Joane

Bibliographie et Webographie :

👉 [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Anacyclose

👉 [2] https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/270284-les-differents-typesde-
regimes-politiques

👉 [3] La République de PLATON, Livre VIII

👉 [4] L’enseignement du sage égyptien PTAHHOTEP – le plus ancien livre du
monde de Christian JACQ, Éditions La Maison de Vie, 1993, page 87 à 89

École Politique Africaine
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💻Mail : contact@ecole-politique-africaine.fr
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EPA – POUR MIEUX APPRÉHENDER LE MOT «POLITIQUE»

L’école créée par Gédéon Prégnon OKROU tient dans un acronyme en trois lettres : E.P.A. Ecole. Politique. Africaine. Le mot POLITIQUE est donc central dans l’architecture des valeurs de l’EPA et des missions qu’elle s’adjoint. Mais quels écosystèmes de nos vies sociales recouvre le terme POLITIQUE ?

EPA – QUELQUES DÉFINITIONS PROPOSÉES POUR LA TERMINOLOGIE « POLITIQUE »

Le format de cet article sur LinkedIn est inapproprié pour que nous fassions ensemble un tour complet quant à énumérer toutes les acceptions humaines probables ou imaginables qui peuvent s’appliquer au POLITIQUE. On peut tout de même en tracer les grandes lignes.

Ce substantif est « relatif à l’État ». Son étymologie provient du terme grec POLIS, c’est-à-dire qu’il désigne « non seulement la ville et ses environs, mais aussi les réunions des citoyens et de la Cité-État ».[1] La POLIS était donc à la fois un territoire (géographie), une réunion d’hommes (anthropologie), et organisation de la société (sociologie).

Une de ses significations modernes de POLITIQUE est « Qui a rapport à la société organisée ».[2] Mais son emploi va prendre des sens radicalement différents selon le pronom personnel utilisé. En effet, il y a la politique, le politique et les politiques.

La politique a trait au domaine d’action : c’est l’ensemble des relations de pouvoir ou d’autorité dans une société donnée. À l’École Politique Africaine, la politique circonscrit un très large domaine d’études (qu’on associe peut-être improprement à une « science » : le débat entre experts n’est pas encore tranché). Dans ce cadre, elle est une science des affaires de l’État.

Le politique est l’homme ou la femme qui représente une institution. Il peut s’agir d’une autorité constituée : État, Président(e) , Gouvernement, Parlement, Collectivités territoriales, etc. L’EPA a à coeur de former des forces agissantes politiques d’excellence.

Les politiques sont les affaires publiques ou étatiques. Elles qualifient également des programmes déterminés (et des actions correspondantes), qu’ils émanent d’un gouvernement, d’une assemblée ou d’un parti politique. [3]

EPA – PENSER LA POLITIQUE POUR REPENSER L’ÉTAT

Les participant(e)s inscrit(e)s à l’EPA sont amené(e)s à saisir les nuances entre l’État-Providence et l’État préconisant une intervention des pouvoirs publics dans la vie économique d’un pays. Selon l’homme d’affaires Paul KAMMOGNE FOKAM :

 La théorie libérale sur le rôle de l’État relève de la coexistence de deux États dans l’État : un État de droit, gardien de la démocratie et garant des libertés essentielles dont fait partie aussi le libéralisme économique, et un État interventionniste, qui limite ces libertés. Le problème qui s’est posé et qui se pose toujours est de trouver un dosage d’État nécessaire et suffisant pour le bon fonctionnement de la société.[4]

EPA – MIEUX COMPRENDRE LA POLITIQUE AUJOURD’HUI : AGIR POUR LE FUTUR DE L’AFRIQUE DEMAIN

L’École Politique Africaine donne lieu à une observation studieuse du phénomène politique international, et notamment Africain. Venez acquérir des clés de compréhension essentielles en prenant contact avec nos équipes à votre disposition. À bientôt !

EPA

Amon Joane

EPA – École Politique Africaine

ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR !

Bibliographie :

👉 [1] Le Politique de Philippe SÉGUR, Préfacé par Marcel DRACH, Édition
Ellipses, 1996, page 5

👉 [2] https://www.cnrtl.fr/definition/politique

👉 [3] Le Politique de Philippe SÉGUR, Préfacé par Marcel DRACH, Édition
Ellipses, 1996, page 7

👉 [4] L’Entrepreneur africain face au défi d’exister de Paul KAMMOGNE
FOKAM, Préfacé par Marcel DRACH, Édition L’Harmattan, 1993, page 71

👉 [5] L’Entrepreneur africain face au défi d’exister de Paul KAMMOGNE
FOKAM, Préfacé par Marcel DRACH, Édition L’Harmattan, 1993, page 109

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L’E.P.A. : LA PREMIERE ÉCOLE DES SCIENCES POLITIQUES ORIGINAIRE DU PARADIGME AFRICAIN

En matière d’éducation des pays d’Afrique, le travail de l’entrepreneur ghanéen Fred Swaniker a été salué aux États-Unis.En tant qu’expert proclamé en développement du leadership, son conglomérat African Leadership Group est considéré comme le « Harvard de l’Afrique ».

Depuis sa diplomation en MBA (Université de Stanford en 2004), le but de Swaniker est de propulser des organisations répondant au nom d’African Leadership University (ALU) et d’African Leadership Academy (ALA). Elles visent à développer des leaders, principalement en Afrique, en y ouvrant 25 universités pour former 3 millions de dirigeants d’ici 2060. C’est ambitieux.

Il n’en demeure pas moins qu’une question légitime se pose : en 2020, ces institutions ont-elles fait émerger des leaders pour l’Afrique en 16 ans ?

Afin de répondre à cette interrogation, il faut se référer au mot-clé de compréhension :le paradigme (en grec paradigma, modèle). Le parangon qui semble s’imposer aux pays africains est celui d’être « en voie de développement ».

Il ne fait aucun doute que l’Afrique, munie de son abondante richesse incroyable (énergie, minerais, forts potentiels agricoles, miniers et industriels) a les moyens de devenir une puissance dans le concert des nations. Néanmoins, « elle ne peut y parvenir qu’en sortant du système concurrentiel d’inspiration libérale qui empêche les États de coordonner leurs politiques économiques et leurs efforts productifs »

Nous constatons alors qu’ « il existe une opposition fondamentale entre les solutions issues du paradigme de développement et celles issues du paradigme (…) de la renaissance africaine ».

Il y a une alternative paradigmatique depuis 2018 désormais : l’École Politique Africaine (EPA) du Président-Fondateur Gédéon Prégnon Okrou.

ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR

Au sein de notre École, la pièce de théâtre où se déploie la transformation de votre leadership se repose sur 4 valeurs tutélaires fondamentales : le Don (vos Compétences), la Puissance (votre Volonté), la Mission (votre Quête de Sens) et le Soi (votre Esprit Critique).

L’EPA améliore votre expérience d’étudiant(e) pour aller vers plus de spécialisation.[4] Votre cursus en savoir et votre progression en savoir-faire se joue sur 3 actes – sur 3 années :

1. Fondements – Élaboration du projet personnel
2. Développement – Planification du projet personnel
3. Personnalisation – Finalisation et Exécution du projet personnel

Notre équipe pédagogique vous accompagne de manière pleine et entière dans la poursuite et l’atteinte de vos objectifs. Faites éclore votre africanité consciente et active dans un écrin d’excellence !

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ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR !

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Bibliographie et Webographie :

👉 [1] https://en.wikipedia.org/wiki/Fred_Swaniker
👉 [2} Amzat Boukari-Yabara, Africa Unite ! – Une histoire du panafricanisme,
La Découverte, 2014, 2017, page 295
👉 [3] José Do-Nascimento, Les chemins de la modernité en Afrique – pour
changer l’Afrique, changeons de paradigme, L’Harmattan, 2017, page 104
👉 [4] La transformation digitale accélérée des Grandes écoles de commerce
[Yvon Moysan] – YouTube

 

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blurred view of night city street and city lights

LA PRISE DE RISQUE MÉLANODERME ENTREPRENEURIALE

Si l’on considère les années récentes, nous constatons que les questions d’argent ont toujours animé les Africains et les Afro-descendants. Typiquement, il y a eu la période commencée avec faste vers 1890 à Durham (Oklahoma, USA). Elle s’est amplifiée à partir de 1910. Et elle s’est terminée funestement à Tulsa (baptisé quartier de « Greenwood » par Booker T. Washington) dans l’Oklahoma entre le 31 mai et le 1er juin 1921.

En moins de 30 ans, à Tulsa, communément appelée « Black Wall Street », il y eut « 21 restaurants, 30 épiceries, 2 cinémas, 1 centre de santé, 1 banque, 1 librairie, 1bibliothèque, 1 poste, des écoles, des cabinets d’avocats, une compagnie de bus et même deux avions ».

Booker T. Washington, avait pris bonne note, dans son commentaire de la ville de Durham, du niveau de diversité professionnelle. Il a écrit qu’il n’avait :

« jamais vu dansune ville de cette taille autant de forgerons prospères, de timoniers, d’agents de filature de coton et de propriétaires d’usines de tabac parmi les Nègres ».

Les échanges et transferts financiers entre l’Europe et l’Afrique

Aujourd’hui, il existe une forte préoccupation financière parmi les jeunes et moins jeunes générations de Noirs nés en Afrique et en Occident. On voit fleurir beaucoup d’initiatives privées et courageuses pour se lancer dans la création de valeur.

Par ailleurs, si l’on s’intéresse à ce qui se passe entre la France et les pays Africains subsahariens notamment, « les flux financiers envoyés en Afrique par les diasporas représentent des montants en constante augmentation : 70 milliards d’euros par an, dont près de 10 milliards en provenance de France, supérieurs au montant de l’aide publique et des investissements extérieurs ».

Néanmoins, cela ne contribue pas à l’équipement ou à l’investissement du pays africain concerné. Si 10% seulement de ces flux étaient consacrés à des « investissements structurants » ou des créations d’entreprises en Afrique, cela constituerait une source de financement annuelle régulière de 7 milliards d’euros (15% des investissements étrangers).

L’École Politique Africaine – EPA : donner un sens business à votre
apprentissage

Comme vous le voyez, l’enjeu de business Afro est important, urgent et majeur. Au cours de votre apprentissage à l’École Politique Africaine, vous avez aussi la possibilité de parfaire vos connaissances en économie et de vous projeter avec les cours suivants : « Les politiques africaines de développement économique » et « L’Entrepreneuriat Africain ».

Rejoignez-nous !

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Bibliographie et Webographie :

👉 [1] Greenwood (Tulsa) — Wikipédia (wikipedia.org)
👉 [2] Black Wall Street, Grandeur Noire, Black Wall Street – YouTube
👉 [3] Black Wall Street (Durham, North Carolina) – Wikipedia
👉 [4] Conseil français des investisseurs en Afrique – CIAN, Les diasporas
africaines, accélératrices des économies du continent, enquête de Bénédicte
Châtel et Anne-Guillaume-Gentil, Eyrolles, 2019, page 10 et page 13

 

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L’ACQUISITION DE SAVOIR ET DE SAVOIR-FAIRE AFRICAIN

Les femmes et les hommes Noirs d’Afrique ont toujours eu une approche holistique de la Connaissance. Et ce, de manière pluriséculaire. Déjà au 25ème siècle avant notre ère actuelle, l’ancêtre philosophe et père du plus ancien livre de sagesse du monde Ptah-Hotep exprimait sa pensée, eu égard à fait de demeurer dans l’ignorance. Sa maxime 41 nommée De l’ignorant nous affirme ceci :

 «Quant à l’ignorant qui n’écoute pas, il n’accomplira rien. Il considère la connaissance comme l’ignorance, l’utile comme le nuisible. Il fait tout ce qui est détestable, de sorte que l’on s’irrite contre lui chaque jour. Il vit de ce qui fait mourir, sa nourriture est le discours tordu ». [1]

En 1885, c’est l’homme politique et intellectuel haïtien Anténor Firmin qui expose son approche du savoir lors de sa réhabilitation de la grandeur historique de la race noire depuis l’Égypte jusqu’à Haïti. Firmin veut « donner à la démonstration de la vérité scientifique [qu’il] défend ici tout le poids d’une méthode rigoureuse ». [2]

Nous ne pouvons dans cet article relater tous les apports en savoir venus de l’Afrique. Néanmoins, l’historien, anthropologue et homme politique sénégalais Cheikh Anta Diop indique précisément les contributions capitales du continent africain en mathématiques (géométrie, algèbre et arithmétique), ainsi que ses découvertes majeures en astronomie, médecine, chimie et en architecture. [3]

Les fondements épistémologiques de la Connaissance

Donc depuis des siècles, cet abord scientifique Noir de toute chose existante se repose sur 3 piliers :Le Physique, le Métaphysique et l’Éthique. [4] Aujourd’hui, les Africains et Afro-descendants ont-ils d’autre choix que celui de l’excellence dans la maîtrise du Savoir efficace couplé au Savoir-Faire efficient pour briller dans ce monde ?

L’École Politique Africaine – EPA : Savoir et Savoir-Faire au service de
votre projet de vie !

Le sage Négro-Africain Ptah-Hotep nous rappelle, avec sa maxime 38 intitulé De la transmission de la sagesse, de la connaissance et de la rectitude que « le connaissant (rehk : celui qui est reconnu d’après ce qu’il connaît) est sage à cause de ce qu’il connaît, et le noble à cause de sa bonne manière d’agir ». [5]

L’École Politique Africaine vous propose différentes matières d’études (Politique, Communication, Numérique, Langues, Économie, Philosophie, Art Oratoire et Droit) pour développer votre SAVOIR et accroître votre SAVOIR-FAIRE dans la réalisation de VOTRE PROJET DE VIE

Contactez-nous ! EPA – École Politique Africaine

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Bibliographie et Webographie :

👉 [1] L’enseignement du sage égyptien Ptahhotep – le plus ancien livre du
monde de Christian JACQ, Éditions La Maison de Vie, 1993, page 159 et page 160

👉 [2] De l’Égalité des races humaines (Anthropologie Positive) de Anténor
FIRMIN,
1ère édition Librairie COTILLON, Nouvelle Édition présentée par
Ghislaine GÉLOIN, Édition L’Harmattan, 2003, page 267

👉 [3] Civilisation ou Barbarie – Anthropologie sans complaisance de Cheick
Anta DIOP
Présence Africaine, 1981, page 293 à page 371

👉 [4] Le Savoir Africain – Essai sur la Théorie Avancée de la Connaissance de
Mbog BASSONG, Kiyikaat Éditions, 2013, page 153 à page 236

👉 [5] L’enseignement du sage égyptien Ptahhotep – le plus ancien livre du
monde de Christian JACQ, Éditions La Maison de Vie, 1993, page 149

 

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EPA – VOTRE PROJET PERSONNEL AFRO : URGENCE OU IMPORTANCE ?

Intégrer l’École Politique Africaine (E.P.A.) est l’occasion de développer votre projet personnel, qu’il soit professionnel ou politique, à terme. Pour ce faire, il y a des fondamentaux principiels qui peuvent être très utiles pour y voir plus clair : en vous-même et en votre projet. Il est indispensable, dans une optique de soutien et de d’impact réel ou supposé pour les Mondes Africains, de discerner les interactions et les hybridations qui existent entre la notion d’URGENCE et d’IMPORTANCE. [1]

Comprendre ces correspondances est capital pour votre développement personnel dans une perspective africaine. À valeur d’exemple, le tableau ci-dessous vous permet de faire le tri sélectif afin de déterminer ce qui compte réellement pour vous, en tant que personne unique.

Par conséquent, quelle est la clé de compréhension principale que vous pouvez déduire de tout ceci ? Et bien simplement, il s’agit est de vous préoccuper prioritairement (et autant que faire se peut) de ce qui est IMPORTANT/PAS URGENT pour vous dans votre vie. Programmez-le en avance dans vos emplois du temps ou vos « to-do-list ». Car si vous procrastinez (trop longtemps ou trop souvent) ce qui est primordial à vos yeux, cette négligence envers vous-même va finir par s’amplifier à un point d’URGENCE,
jusqu’à vous déraciner du sens réel de votre vie précieuse.

EPA – VOTRE ESPACE D’EXPRESSION ÉDUCATIVE

Votre temps de formation continue pour adultes au contact de l’EPA est donc l’opportunité de repenser votre rôle en tant que sympathisant évoluant dans des modèles politiques d’inspiration africaine. Et aspirer alors à être en harmonie, en équilibre et en justice. Comme les étudiant(e)s déjà inscrit(e)s dans nos cursus, venez découvrir un Enseignement Pour (vous) Accomplir.

À bientôt !

EPA – École Politique Africaine

ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR !

EPA

Amon Joane

Bibliographie

👉 [1] First Things First – To Live, To Love, To Learn, To Live a Legacy de Stephen
R. COVEY, A. Roger MERRILL et Rebecca R. MERRILL
, Free Press, 2003
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UNE ÉDUCATION POUR LE CONTINENT UNIFIÉ AFRICAIN

Entre les rêves panafricanistes et les voeux de renaissance africaine, de nombreux penseurs, intellectuels, écrivains, psychologues, sociologues, philologues et hommes de terrain (comme les entrepreneurs) africains sont à tout le moins en accord sur un point central : celui de l’importance de l’éducation singulièrement Afro. Il faut d’abord accueillir cette nouvelle année 2021, effectuer un bilan de ce qui a été fait, de ce qui a échoué et de ce qui fonctionné par le passé : de l’Afrique impériale s’épanouissant pendant 30 siècles avant notre Ère Actuelle, en passant par les razzias négrières arabo-européennes, puis les revendications des droits civiques afro-américaines, jusqu’au néo-colonialisme récent. Pour cela, il est nécessaire de faire appel au raisonnement. Mais pas uniquement.Il est fondamental de s’appuyer sur le raisonnement linéaire qui est constructif en évitant le raisonnement circulaire. Selon la psychiatre Dr Frances-Cress -Welsing :

« Le raisonnement circulaire signifie que lorsqu’un problème a été perçu, l’on s’éloigne de sa résolution (en empruntant des voies de diversion), pour revenir à nouveau au stade de la perception du problème. (…) Le raisonnement linéaire suggère que l’on aille de la perception d’un problème vers la recherche d’une solution, en changeant l’une après l’autre les choses qui doivent être changées afin d’obtenir la résolution complète du problème – en utilisant tous les moyens nécessaires afin d’arriver à ce résultat.  » [1]

L’École Politique Africaine – EPA : Des enseignements pour votre
éducation Africaine !

L’éducation prend des formes diverses. Pour tous les défis que l’Afrique, les Africain(e)s et Afro-descendant(e)s ont à relever, l’École Politique Africaine présidée par Gédéon Prégnon Okrou propose une approche dynamique en mettant en musique « une intense activité pédagogique »[2] de savoirs et de savoir-faire. En effet, l’EPA organise des Portes Ouvertes, des conférences, des Masterclass, des classes « Découverte », des cours en ligne, etc. [2]

Faites coïncider vos compétences et vos capacités réelles en venant nous rencontrer pour, à la fois apprendre et faire, dans les perspectives des mondes africains.

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EPA – École Politique Africaine

ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR !

EPA

Amon Joane

Bibliographie :

👉 [1] Les Dossiers d’Isis – Les Clés de Couleurs du Dr Frances Luella Cress
WELSING
, titre original : The Isis Papers: The Keys to the Colors, 1991, traduit
par Ama MAZAMA, Afrocentricity International Inc., 2015, page 228 et page 229

👉 [2] L’État fédéral d’Afrique noire : la seule issue de Théophile Mwené Ndzalé
OBENGA
, Édition L’Harmattan, 2012, page 5

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