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AMBIGUÏTE AU SOMMET DE PARIS SUR LA RELANCE DES ECONOMIES AFRICAINES : ENTRE VOLONTE NOUVELLE DE CO-CONSTRUCTION ET USAGE DES ANCIENS MECANISMES DE DEPENDANCE

La virulence de la pandémie du Covid 19 n’a guère estompé les rivalités interétatiques. Bien au contraire, l’urgence sanitaire a entraîné une compétition, à la fois, pour l’achat, la production de masques et de vaccins entre les Etats, notamment les pays riches dits développés…

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MILITANT OU PARTISAN ?

Au lieu d’interroger le regard que porte l’autre sur lui-même, on préfère de façon presque systématique, voire hystérique, le nommer, le catégoriser pour le mettre dans la case qui nous conforte dans notre pensée.

Je vous rassure, aujourd’hui, nous ne parlerons pas de philosophie. Mais ça viendra peut-être, qui sait ?

La semaine dernière, nous avons dépeint les desseins du panafricanisme[1]. Aujourd’hui nous interrogeons les différentes façons de vivre ce mouvement.

Militant ou partisan ? Ces deux notions ont-elles la même finalité ? Ainsi que la même utilité ?

Militant ou partisan, même combat ?

Selon Kouokam Kamtchung, dans Lettres à la Jeunesse Africaine, le partisan -au panafricanisme– est l’individu qui est « en faveur de ».

Pour lui, un militant est une personne qui pose des actes de solidarité envers une doctrine. Il est considéré comme « actif pour défendre ses croyances, ces principes et son idéologie ».

L’un serait donc plus passif que l’autre. Plus légitime ?

Deux façons d’être. Une hiérarchie possible ?

Ces deux termes marquent quoi qu’il en soit une prise de position en faveur de l’idéologie panafricaine. Le partisan se positionne, le militant agit. Il y a donc complémentarité.

Poser la question de hiérarchie est-elle pertinente ?

En effet, cela sous-entend que l’un a plus de légitimité que l’autre et que ces deux prises de position n’ont pas la même valeur.

Hiérarchiser une façon d’être, reviendrait à condamner telle ou telle façon d’agir. Au nom de quoi ?

Nous ne sommes clairement pas là pour ça.

Partons du postulat que chaque personne agit avec ce qu’elle a, ce qu’elle est. C’est-à-dire, avec son passé, son présent, ses projets, ses qualités, ses défauts, ses aspirations et ses peurs.

Vous l’aurez compris, le propos n’est en aucun cas d’accorder plus de légitimité ou de droit d’existence au militant plutôt qu’au partisan. Il ne s’agit pas non plus de diaboliser ou pointer du doigt le militantisme.

C’est vrai qu’aujourd’hui, lorsque l’on entend « militant » on pense à une horde d’individus hystériques, dépourvus de raison, de sagesse et de cohérence. Voire d’intelligence… « Qu’est-ce qu’ils ont ces excités à brailler ?! ».

Sachez qu’il existe autant de militants qu’il existe d’individus.

Eh oui, toujours ce refus d’essentialisme ! Sortons de tout schéma caricatural s’il vous plaît.

« Militant » est égal à violence ? « Militant » égale « prise de position », « action », « conviction ». « Militant » égale « lutte ».

« Lutte » n’est pas systématiquement égale à « violence ».

Il existe des luttes aussi bien physiques, psychologiques, symboliques et spirituelles.

Il existe des combats qui ont lieu physiquement et d’autres qui existent, qui se manifestent de façon symbolique. On peut parler de résistance.

En somme, un militant Panafricanisme n’est pas un terroriste.

D’où vient cette diabolisation ?

Pourquoi le militant est-il ostracisé ?

Lorsqu’on utilise un terme, quel qu’il soit, il est important de comprendre d’une part la charge émotionnelle de celui-ci, qui (individu) ou quoi (groupe, institution, gouvernement…) utilise celui-ci, dans quel but et pour parler de qui ? Qui dit quoi ? Pour qui et pourquoi ?

Il est intéressant d’étudier les raisons pour lesquelles le « militant » est perçu comme un excité, un hargneux,  aux yeux de la doxa.

Lorsque l’on parle de partisan, on sous-entend de l’émotionnel. Lorsque l’on parle de « militant », tout de suite, il y a une connotation péjorative. Le militant est systématiquement ostracisé.

Proscris par qui et pourquoi ?

Le militant est une personne qui lutte pour une idéologie différente a la doxa, pour une doctrine minoritaire.

Dans ce paradigme de penser, il existe donc des luttes considérées comme légitimes, audibles et d’autres comme inaudibles et illégitimes.

Mais considérés comme illégitimes par qui ou par quel système ?

Considérés illégitimes par l’idéologie dominante, le capitalisme. Appartenir au MEDEF, est-il considéré comme étant du militantisme ?

Ne négligeons pas et n’oublions pas le pouvoir de la langue. Pouvoir de diaboliser, pouvoir de diviser, pouvoir de stigmatiser, pouvoir d’unifier, etc.

Ne perdons pas notre esprit critique. Évitons tout  manichéisme.

Le Panafricanisme, un mouvement fédérateur

Un partisan n’agit-il jamais ? Manifester sa prise de position ne fait-il pas du partisan un militant ?

Acteur et partisan, selon moi, ne sont pas antinomiques.

Ce qui peut – être conflictuel, ce sont les considérations que les uns se permettent d’avoir sur les autres. Comment les premiers catégorisent les seconds et vice-versa.

Cloisonner les façons de faire, les façons d’être et les façons d’agir divisent, au lieu de rassembler.

C’est la raison pour laquelle le Panafricanisme ne peut être dans cette classification absurde et stérile au sein même de son mouvement.

Que ce soit des partisans ou des militants, le Panafricanisme a besoin des deux.

Arrêtons de nous pointer du doigt. Ensemble, construisons un avenir pour notre Continent.

À l’EPA, nous considérons que vous êtes une richesse.

Ensemble, visons l’excellence.

Par Lou B.

Avril, 2021.

Bibliographie et Webographie :

[1]https://ecole-politique-africaine.fr/2021/04/05/le-panafricanisme-nouveau-remede/

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LES POLITIQUES ET DROITS D’INVESTISSEMENTS DES ÉTATS

L’Agenda 2063 constitue un cadre stratégique commun dans lequel les États membres de l’Union africaine se sont engagés à réaliser une croissance inclusive et un développement durable pour l’Afrique. La réalisation d’un tel objectif passe par la mise en œuvre de projets-phares tels que la création d’une zone de libre-échange continentale. Le 1er janvier 2021 constitue en ce sens une date historique car elle marque l’entrée en vigueur de l’AZELCA. Cependant, il convient de préciser que les États africains continuent de discuter sur un certain nombre de domaines liés à la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale. Il s’agit notamment des règles devant s’appliquer à l’investissement.

L’École Politique Africaine a décidé de se pencher sur cette question pour vous révéler les enjeux liés à l’adoption d’un nouveau protocole relatif à l’investissement dans le cadre de l’AZELCA.

L’AZELCA et les négociations sur le protocole relatif à l’investissement : Point de décorations… pas de brillante peinture sur une machine défaillante !

L’AZELCA désigne l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine. Cet accord a été signé lors du dixième sommet extraordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda. Á la date du 5 février 2021, trente-six pays africains parmi les cinquante-quatre États signataires ont déposé leur instrument de ratification[i]. Le 1er janvier 2021 constitue une date historique car elle marque l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine. Les États ayant déposé leur instrument de ratification peuvent donc procéder à des échanges sous l’égide de cet accord. L’AZELCA s’inscrit donc dans un processus d’intégration économique continentale car l’objectif est de développer le commerce intra-africain, renforcer la compétitivité, soutenir la transformation économique et surtout créer un marché commun assurant une libre circulation des biens, des services et des investissements.

En ce qui concerne l’investissement, il convient de souligner qu’il constitue la seconde phase de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale[ii]. En effet, l’AZELCA est un accord-cadre couvrant les domaines du commerce de services et des marchandises, les droits de la propriété intellectuelle, l’investissement et la politique de la concurrence. La première phase des négociations portait sur l’adoption du protocole relatif au commerce des biens des services. Ce dernier fut intégré à l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale[iii]. La seconde phase des négociations porte désormais sur la politique de la concurrence, les droits de la propriété intellectuelle, le commerce électronique et l’investissement.

Le but de cette seconde phase de négociation est de parvenir à des projets de texte de protocole qui seront, par la suite, ratifiés par les États et intégrés à l’accord de zone de libre-échange continentale. Si le contenu du projet de protocole relatif à l’investissement est en cours de négociations, il reste toute même possible d’envisager le modèle qui sera bientôt adopté par les États.

En effet, il existe sur le continent des textes qui peuvent servir de modèle pour la mise en place du protocole relatif à l’investissement. Nous pouvons citer le code panafricain des investissements[iv] qui rompt avec l’approche classique des modèles utilisés par les États africains. Sous l’égide de ces accords, les investisseurs étrangers bénéficiaient de protections assez étendues car le libellé des dispositions relatives à la protection des investissements était peu détaillé. Ce défaut de précisions permettait une interprétation extensive des normes relatives au droit des investisseurs. Par ailleurs, ces modèles classiques mettaient l’accent sur les droits des investisseurs étrangers sans préciser leurs devoirs. Une telle situation avait une incidence sur la marge de manœuvre politique des États car la mise en place d’une nouvelle législation pouvait être contestée par l’investisseur étranger bien que celle-ci relève de la préservation de l’intérêt national[v].

Le code panafricain des investissements vient remettre en cause cette approche car il précise en son article premier que l’objectif est de protéger les investissements qui favorisent le développement de chaque État et en particulier celui dans lequel l’investissement est réalisé[vi]. Ainsi, en vertu de l’article 4 du code, tout investissement doit constituer une activité commerciale substantielle dans l’État membre où elle est réalisée[vii]. Cela signifie qu’elle doit être pourvoyeuse d’emploi et avoir un impact qualitatif sur l’économie locale[viii]. Á ce titre, les États hôtes et les investisseurs disposent d’obligations partagées. Les États membres ne doivent pas encourager l’investissement en assouplissant le droit du travail mais plutôt promouvoir et encourager le transfert et l’acquisition de technologies[ix]. Quant à l’investisseur, il est soumis à des obligations socio-politiques allant du respect de la souveraineté et de la législation à l’interdiction de toutes pratiques pouvant constituer des actes de corruption[x]. L’investissement n’est donc pas perçu comme un objectif en soi car le code susmentionné l’introduit comme un moyen permettant de parvenir à la réalisation des objectifs de développement durable. Á cet égard, Le code panafricain des investissements reconnaît aux États le droit de légiférer dans des secteurs considérés comme sensibles[xi]. Les États membres peuvent donc prendre des mesures discriminatoires pour des raisons de sécurité nationale et d’intérêt public. En termes de règlement des différends entre États membres ; et ceux entre investisseur étranger et L’État hôte, la priorité est accordée à des mécanismes de médiation, de négociation et à des centres africains publics ou privés de résolution des différends[xii]. L’arbitrage international n’est pas envisagée comme mode de règlement des litiges.

Ces éléments évoqués plus haut tendent à montrer que le continent africain est doté d’instrument moderne orienté vers la recherche d’un équilibre entre les droits de l’État hôte et les devoirs de l’investisseur. C’est ainsi que des principes tels que « le traitement juste et équitable »[xiii] et « la protection et la sécurité intégrales » ne sont point évoqués dans ce code car leur libellé entraîne une interprétation extensive au profit de l’investisseur. Une telle approche aura sans doute une influence sur les négociations du protocole d’investissement dans le cadre l’AZELCA dans la mesure où des communautés économiques régionales se sont inscrites dans ce nouveau paradigme bien avant l’élaboration du code panafricain d’investissement. En guise d’illustration, il convient d’évoquer le modèle de traité bilatéral d’investissement mis en place par la SADC[xiv] en 2012. Celui-ci dispose en son article 20 que 

« l’État hôte a le droit de prendre des mesures réglementaires ou autres pour faire en sorte que le développement sur son territoire soit compatible avec les objectifs et principes de développement, et avec d’autres objectifs de politique économique »

[xv]. Ces mesures peuvent prendre la forme de traitement préférentiel accordé par l’État en vue d’atteindre des objectifs de développement national ou sous-régional[xvi]. S’agissant du règlement des différends, il convient de noter que le traité bilatéral d’investissement signé entre le Maroc et le Nigéria s’inscrit dans la même lignée que le code panafricain des investissements car il accorde la priorité à des mécanismes de consultations de négociations assurés par un comité mixte avant que ne s’exerce tout recours juridictionnel ou n’intervienne une procédure d’arbitrage international[xvii].

Cette procédure doit être transparente. Le public doit avoir accès aux observations écrites, mémoires, conclusions et sentences arbitrales[xviii]. Le volet transparence qui ne figure pas dans le code panafricain devra être évoqué lors des négociations sur le protocole d’investissement de l’AZELCA car il constitue une avancée dans la publicité des normes. Cela permet d’éviter l’asymétrie d’informations entre les citoyens, les opérateurs économiques et les États.

Au niveau étatique, l’Afrique du Sud a entrepris une réforme de sa législation relative à l’investissement direct étranger. Cette réforme a pour objectif d’intégrer un mécanisme de filtrage des projets d’investissement dans des secteurs considérés comme stratégiques. Il s’agit entre autres du secteur des transports, de l’eau, de l’électricité et des infrastructures. Cette réforme consiste à mettre en place un comité nommé par le Président de la République. Ce comité sera habileté à confirmer ou annuler une procédure de fusion impliquant l’acquisition par un investisseur étranger en se fondant sur une liste d’intérêts relevant du domaine de la sécurité nationale[xix].

Tous ces éléments combinés montrent que les négociations sur le protocole de l’investissement dans le cadre de l’AZELCA sera influencée par ces différentes approches qui – pour la plupart d’entre elles – tendent à accorder une flexibilité politique aux États africains sans remettre considérablement en cause les droits des investisseurs étrangers. Au cours de ces négociations, un arbitrage devra donc être effectué entre facilitation des investissements intra-africains et faculté des États à protéger des secteurs considérés comme stratégiques.

Á ce stade de notre propos, il convient de préciser que le futur protocole relatif à l’investissement devra renforcer le processus d’harmonisation des États ayant ratifié l’AZELCA. En effet, le code panafricain des investissements indique que les Etats membres peuvent harmoniser les incitations aux investissements conformément aux normes prescrites par l’Union africaine. Ces normes sont liées aux questions de développement durable et aux obligations socio-politiques des investisseurs.

En reprenant ces différentes normes, le nouveau protocole devra indiquer les mécanismes permettant de garantir leur respect et leur effectivité. Á défaut, celles-ci seront réduites à un catalogue de bonnes intentions ; une brillante peinture posée sur une machine défaillante. L’absence de mécanismes garantissant le respect de ces normes entrainerait, par exemple, une mise en concurrence des marchés du travail où celui qui l’emporte s’illustre dans le moins-disant social. La solidarité entre les forces de travail africaines va disparaître au profit d’une concurrence de tous contre tous où les perdants seront les classes populaires[xx]. Nous regrettons ainsi l’exclusion des syndicats africains des négociations portant sur le protocole relatif à l’investissement[xxi]. Leur participation aurait permis d’envisager les questions liées à l’harmonisation du coût du travail et à la protection des salariés sur le contient.

Les négociations sur ces questions auront sans doute retardé la mise en œuvre de l’AZELCA mais elles demeurent nécessaires pour la construction d’une zone économique plus respectueuse du bien-être social des travailleurs. Quant à l’harmonisation des politiques d’incitation, les États devront nécessairement s’accorder sur la mise en place d’un organe chargé de contrôler leur conformité au développement social et économique des populations africaines. Leur violation devra être sanctionnée par une juridiction continentale pouvant être saisie directement par les citoyens[xxii].

Si la mise en place en place d’une zone de libre-échange constitue une étape importante pour l’intégration africaine, il convient de préciser que cette intégration ne doit guère se réaliser au détriment du bien-être social des peuples. Une Afrique prospère ne peut être envisagée sans tenir compte des disparités qui existent entre les nations africaines. Par conséquent, l’enjeu de cette seconde phase de négociations va au-delà des questions relatives à la promotion des investissements intra-africains et la protection des intérêts nationaux des États.

Cette seconde phase permet donc de remettre la question sociale au centre des discussions et surtout les moyens permettant aux citoyens de garantir le respect de leur droit. Cela mettra sans doute du temps avant que l’on ne parvienne à trouver un texte qui établisse des règles communes et viables ; mais l’objectif ici, n’est pas de rattraper un quelconque retard. Il s’agit d’agir collectivement pour le bien-être des peuples. 

EPA

Amon Joane

Bibliographie

[i] « Status of AfCFTA Ratification – tralac trade law centre », consulté le 10 mars 2021, https://www.tralac.org/resources/infographic/13795-status-of-afcfta-ratification.html.

[ii] « L’an 1 de la ZLECAf: le chemin parcouru et le chemin vers le lancement de la phase opérationnelle | African Union », consulté le 10 mars 2021, https://au.int/ar/node/36753.

[iii] Voir pages 18 et 32 de l’AZELCA – disponible en ligne : https://au.int/sites/default/files/treaties/36437-treaty-consolidted_text_on_cfta_-_fr.pdf – il convient toutefois de souligner que les négociations sont au cours en ce qui concerne la phase I. Elles portent sur les règles d’origine pour les biens, la liste des engagements spécifiques pour les services et les concessions tarifaires.

[iv] Le code panafricain des investissements a été élaboré en 2016 par un comité d’expert de l’Union africaine. Ce code n’est pas un texte juridiquement contraignant pour les États. Néanmoins, il permet d’avoir un aperçu sur l’approche panafricaine de la protection internationale des investissements.

[v] Nous pouvons évoquons à ce stade l’affaire Foresti contre république d’Afrique du Sud. En l’espèce, un groupe d’investisseurs italiens avait contesté la mise en œuvre de la loi sudafricaine sur le développement des mines et du pétrole et l’introduction de d’exigences de cessation obligatoire d’action en ce qui concerne les parts des investisseurs dans certaines sociétés d’exploitation. Ces différentes dispositions comportaient en leur sein des éléments relevant de la black economic empowerment, un programme mis en place par le gouvernement sud-africain afin de rectifier les inégalités créées par l’apartheid. Les investisseurs italiens vont contester les dispositions évoquées plus haut au motif qu’elles violent le traitement juste et équitable en accordant une préférence à une partie des citoyens sud-africains quant à l’acquisition de parts dans l’industrie minière. Cette affaire a constitué un tournant dans le domaine de l’investissement de l’Afrique du Sud car elle a permis au gouvernement de prendre conscience du fait que certains aspects de sa politique nationale peuvent être contrariés par les traités bilatéraux d’investissements dans lesquels il est engagé |« Foresti v. South Africa | Investment Dispute Settlement Navigator | UNCTAD Investment Policy Hub », consulté le 15 février 2021, https://investmentpolicy.unctad.org/investment-dispute-settlement/cases/262/foresti-v-south-africa.

[vi] Article premier code panafricain d’investissement – page 3

[vii] Article 4 du code – pages 4 et 5

[viii] « Le code panafricain des investissements – NGABAN-DIBOLEL », consulté le 7 février 2021, https://www.revues.scienceafrique.org/ngabandibolel/texte/serrurier2019/.

[ix] Article 34 du code – page 20

[x] Voir les articles 20 à 24 du code – pages 15 et 16.

[xi] Le code parle de secteurs d’investissements programmés – voir Article 18 du code page 14.

[xii] Articles 41 et 42 du Code – page 22

[xiii] L’Afrique du Sud a supprimé au traitement juste et équitable de sa législation pour mettre en place un nouveau principe : « fair administrative treatment ». Contrairement au traitement juste et équitable, celui-ci est beaucoup plus précis car il renvoie strictement à l’obligation pour l’État sud-africain de rendre public ses décisions des sorte à éviter l’arbitraire lors de l’application d’une disposition règlementaire ou législative. Voir Act No. 22 of 2015 : Protection of InvestmentAct,2015 – Section 6

[xiv] Communauté de développement des États d’Afrique australe

[xv][xv] Article 20 SADC Model BIT “In accordance with customary international law and other general principles of international law, the Host State has the right to take regulatory or other measures to ensure that development in its territory is consistent with the goals and principles of sustainable development, and with other legitimate social and economic policy objectives” | La CEDEAO et la COMESA possèdent des dispositions similaires à la SADC – voir dans ce sens article 37 et 38 of Supplementary Act A/Sa.3/12/08 Adopting Community Rules On Investment And The Modalities For Their Implementation With Ecowas et article 22.1 of the Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA)

[xvi] Article 21 SADC Model BIT

[xvii]Article 4 of Reciprocal Investment Promotion and Protection Agreement Between the Government of The Kingdom of Morocco And the Government of the Federal Republic of Nigeria | disponible en ligne: https://investmentpolicy.unctad.org/international-investment-agreements/treaty-files/5409/download – consulté le 10/02/2021

[xviii] Article 10(5) of Reciprocal Investment Promotion and Protection Agreement Between the Government of The Kingdom of Morocco And the Government of the Federal Republic of Nigeria

[xix] « South Africa – Competition Amendment Act, 2018 | Investment Laws Navigator | UNCTAD Investment Policy Hub », consulté le 24 janvier 2021, https://investmentpolicy.unctad.org/investment-laws/laws/265/south-africa-competition-amendment-act-2018.

[xx] Jean Nanga, « Zone de libre-échange continentale africain : Quel panafricanisme ? (Partie 2 sur 3) », CADTM, consulté le 18 mars 2021, https://www.cadtm.org/Zone-de-libre-echange-continentale-africain-Quel-panafricanisme-Partie-2-sur-3.

[xxi] « Les Syndicats Africains Veulent Un Accord de Libre-Échange Inclusif », IndustriALL, 27 mai 2019, http://www.industriall-union.org/fr/les-syndicats-africains-veulent-un-accord-de-libre-echange-inclusif. consulté le 18 mars 2021

[xxii] Si la cour africaine des droits de l’homme et des peuples constitue à nos yeux l’institution pouvant remplir un tel rôle, force est de constater que son autorité n’est pas reconnue par tous les États du continent. En effet, sur les Cinquante-cinq États membres de l’Union africaine, seuls dix ont accepté la compétence de la cour.

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« POUR CHAQUE CATÉGORIE DE PERSONNES, TROUVEZ-VOUS QU’ELLES SONT TROP NOMBREUSES EN FRANCE ? »

« Pour chaque catégorie de personnes, trouvez-vous qu’elles sont trop nombreuses en France ? »

Difficile de passer à côté du sondage Ifop publié il y a quelques jours.

On pourrait croire à une mauvaise blague. Eh bien non ! Pire encore, lorsqu’on lit les différentes catégories nommées, on voit un enchevêtrement de tout et rien à la fois. Religions, couleur de peau, groupe ethnique et pour être sûrs de n’épargner personne, il y a même la catégorie « étrangers en général ». Personne n’est exempté !

Quelle ironie pour une société qui se dit égalitaire, non discriminante et dans laquelle toute considération de race est censée être proscrite. « (…) trop nombreuses en France » Est-il nécessaire de souligner l’aspect ubuesque de la formulation ? À  partir de combien de membres ces catégories sont-elles admises ? Et sous quelles conditions ? Les prochaines lignes et la réflexion concernent uniquement la catégorie « des Noirs », pour reprendre les termes du sondage.

Le Noir en France, pour être accepté est acceptable doit, selon les mass-médias, être intégré voire assimilé. L’emploi de ces termes n’interpelle que rarement. C’est la raison pour laquelle je m’y attarderai.

L’utilisation du terme «catégorie», ou l’art de classer des individus selon un caractère racisé

Par « catégorie », entendez également « communauté ». Partons d’un constat simple. Lorsque les médias mainstream et les élites politiques  évoquent  la communauté noire, la charge émotionnelle est souvent, pour ne pas dire systématiquement,  négative : banlieue, délinquance, pauvreté, échec, migrants et j’en passe !

Avant d’entrer dans le vif du sujet, définissons le terme « communauté ».  C’est un  «  Groupe social dont les membres vivent ensemble (…) ont des intérêts communs. (…) Ensemble de personnes de même origine nationale, ethnique (…) Ensemble de personnes présentant des points communs[1]. (…) » D’après le sondage, le concept de race suffit à catégoriser les individus. Ces derniers forment donc un groupe, qui du simple fait de leurs couleurs, rend celui-ci assez uniforme et homogène pour être considéré comme un ensemble indissociable.

On parle de quoi ? De troupeaux ? De clones ? Ou d’individus à part entière ?

Au vu de ces considérations, cela nous laisse penser que nous, les Noirs, avons tous le même comportement, la même éducation, les mêmes caractéristiques physiques, les mêmes croyances religieuses, spirituelles, les mêmes idéologies, la même manière de parler, le même langage, les mêmes aspirations, les mêmes objectifs, la même volonté, etc. Est-ce le cas ?

Quoi qu’il en soit, pour les personnes interrogées, ces nuances, n’ont, en fin de compte aucune importance voire aucune existence.

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un vrai Français selon les personnes interrogées ? Doit-il être caucasien, Français de naissance et laïc ?

Dans quelle catégorie les Noirs, qui sont Français de fait, sont classés ?

En tant que Français mais Noirs  ?

Des Français « catégorisés » ?

Des noirs résidant en France ? Des immigrés ?

Je m’interroge et je vous invite à le faire également.

Quelles sont les conditions pour que la « catégorie des Noirs » soit acceptée en France ?

L’intégration, première condition pour que la catégorie « des Noirs » soit acceptée

En consultant les articles, les débats et les reportages relatifs à la thématique, deux concepts reviennent systématiquement : intégration et assimilation.Historiquement, il est intéressant de savoir que le terme « intégration » a été introduit au sein des discours politiques dans les années 1980. Littéralement, que veut dire « intégration[2] » ?

  • « action de faire entrer dans son ensemble ».
  • «Opération par laquelle une personne s’adapte, s’incorpore à un nouveau milieu ».  L’ exemple choisi est parlant « l’intégration de ces immigrants est réussie ».

Plusieurs termes attirent mon attention.

1- « s’adapte »

Il est évident que pour survivre, l’être humain doit s’adapter à son milieu naturel. Cela parait réducteur mais c’est factuel.

Explications.

Un esquimau ne se promène pas sur la banquise en claquettes et en maillot de bain. Nous sommes d’accord ? C’est du bon sens.

Autre exemple. Lorsqu’une personne originaire de Zanzibar voyage à Lille, elle portera des vêtements qui la protégeront du froid et de la pluie. Différence de climat oblige.

L’adaptation est partie intégrante de la vie d’un être humain et permet la survie. En outre, elle répond, contrairement à l’intégration, à un besoin physiologique.

L’intégration quant à elle, sous-tend quelque chose de plus lattant… de plus pernicieux.

 2- « s’incorporer »

Synonyme : mélanger. Je n’insulte pas votre intelligence mais je définis rapidement ce terme, histoire que nous soyons sur la même longueur d’onde. Il s’agit d’ « intégrer des choses différentes pour former un tout (…) ou confondre, prendre une personne pour un autre [3] ».

Intéressant, non ?

La finalité de l’incorporation ou du mélange, est l’effacement de toute différence. À tel point que l’objet A doit être identique, confondu à l’objet B.

Pour être acceptable, le Noir doit être confondu au tout, à l’ensemble. À l’autre qui n’est pas lui.

 Biologiquement -et visuellement- il est difficile de confondre un Camerounais et un Breton. Il existe des différences et c’est normal. Il y a des contrastes entre un Corse et un Auvergnat. Mais ces divergences sont acceptées.

Le cœur du débat est là. Certaines dissimilitudes sont jugées acceptables et d’autres pas.

Plusieurs questions me viennent à l’esprit ; faut-il être identiques pour être égaux ? À qui demande-t-on de s’intégrer ? Sur quel principe certains contrastes sont jugés acceptables ou pas ? On en parlera peut-être une prochaine fois. Revenons à nos moutons.

Objectif ultime, l’assimilation des Noirs

Nicolas Sarkozy, à propos de l’assimilation, « Il va falloir reprendre le grand travail de l’assimilation républicaine ». Historiquement, il est important de souligner, que ce terme a été employé en France, pour parler des peuples issus de ses colonies.

Quels sont les processus de l’assimilation ? Soit par « intégration complète dans un autre être (…) soit par comparaison[4] ». Tiens, parlons de comparaison. Quelle est la différence entre un « expatrié » et un « immigré » ?

Un expatrié est un « individu résidant dans un autre pays que le sien ». Et un immigré ? « se dit d’une personne qui vient habiter un pays après avoir quitté le sien[5] ».

Deux faits analogues, deux actions identiques. Vous êtes toujours avec moi ? Donc, nous avons dans les deux cas, un individu quittant sa patrie pour en intégrer une autre.

Deux faits identiques, mais deux termes à connotation différente.

Pourquoi utiliser deux mots distincts pour une même réalité ?

Autre fait intéressant. Les catégories nommées lors du sondage sont entre autres :  « Chinois », « Maghrébins », « Noirs », « étrangers de façon générale », etc.

À quel moment parle-t-on de la communauté blanche ?

S’il existe des communautés minoritaires, il existe une catégorie majoritaire : la communauté blanche. On a tendance à l’oublier. Cette catégorie, si rarement nommée, est la plus importante et la plus représentée en France. Je ferme la parenthèse. Revenons à la notion d’assimilation = rendre semblable. J’irai droit au but. Ce qui est recherché et souhaité est que l’étranger, le Noir, soit confondu, assimilé à l’ensemble.

Sommes-nous face à un choix ? Rester dans cette catégorie, ou accepter l’assimilation ?

Si nous acceptons ce dilemme, la mutation s’effectue. L’entité nous assimile. Nous nions notre individualité, notre histoire, notre essence pour s’abandonner au tout. Nous cédons notre liberté. En outre, l’assimilation entraîne la déconstruction, pour ensuite reconstruire l’individu par copie, pour que cette nouvelle entité fasse partie du tout.

On assiste ni plus ni moins à la disparition de la forme première. Vous devenez l’autre.

À moins d’être névrosé, vous ne pouvez pas être vous et être l’autre en même temps. Quel est l’enjeu ? Garder l’intégrité de la majorité et effacer toutes diversités. Un rapport de force tente d’être instauré. Entendez-vous cet élitisme racial ?

À présent, je vous cède la parole  :

  • Devons-nous accepter ce jeu racial ?
  • Selon vous, la différence est-elle un danger ?

Quelles que soient vos réponses, ne laissez pas les autres vous définir.

Tant que vous n’êtes  un danger pour l’intégrité physique de quiconque, aucun groupe, aucun être, aucun facteur exogène ne doit vous imposer ses standards.

La devise de la France, n’est-elle pas « Liberté, égalité, fraternité » ?

A l’École Politique Afrique nous vous invitons à :

  • assumer votre singularité
  • à vous libérer de tout déterminisme social
  • à vous émanciper de tout plafond de verre.

La devise de la France, n’est-elle pas « Liberté, égalité, fraternité » ? Assumez votre singularité, et ensemble, visons l’excellence.

À la semaine prochaine !

Par Lou B.

Mars 2021.

 

École Politique Africaine
65 rue de la croix
92000 Nanterre
📱Téléphone : + 336 65 60 26 12

💻Mail : contact@ecole-politique-africaine.fr
Inscription : inscription@ecole-politique-africaine.fr
Pédagogie : pedagogie@ecole-politique-africaine.fr
Communication : communication@ecole-politique-africaine.fr

La quête de sens à l’École Politique Africaine

LA QUÊTE DE SENS Á L’ÉCOLE POLITIQUE AFRICAINE

La quête de sens à l’École Politique Africaine

À la recherche de valeurs communes

L’École Politique Africaine (« EPA ») est le premier établissement de ce type en Métropole. Sa volonté est claire. Elle a vocation à créer et former les acteurs de demain. Son objectif est de se rassembler autour de valeurs et de projets communs et capitaliser sur nos différences.

L’École se veut se fédératrice.

« L''École Politique Africaine est un livre blanc, sur lequel j’invite tous ceux qui le souhaitent, à écrire le futur de cette nouvelle Afrique. » dixit Gédéon Prégnon Okrou

Quelles sont les valeurs autour desquelles l’ EPA se construit ? Nous croyons que toute personne a un don Découvrez-le vôtre À l’ EPA, nous partons du postulat que toute personne a un DON.!

Si le terme « don » vous contrarie, entendez « capacité », « aptitude », « talent », « aisance ». Ces mots signifient sensiblement la même chose. Quelle que soit l’appellation que vous choisissez, partez du principe que chaque individu possède une aptitude remarquable, au sens premier du terme.

Il n’est pas question de vous comparer aux autres, en ayant des pensées limitantes telles que « je n’ai rien de particulier », « je n’ai pas de capacités extraordinaires », « je n’ai pas ci, je n’ai pas ça », « je ne suis pas capable de », etc. Je vous arrête tout de suite. Quel que soit votre passé, votre présent, votre niveau d’étude, votre absence d’études, vous disposez d’une capacité, de compétences, d’habilités particulières. Comment découvrir quel sont le vôtre ?

Vous devez vous voir, vous observer. In fine, vous devrez vous rencontrer et vous connaître. Ne cherchez pas à vous diminuer. Voyez-vous tel(le) que vous êtes. Voyez votre potentiel.

Quel que soit votre don, embrassez-le. Donnez-vous, donnez-nous l’opportunité de le sublimer !

À l’École Politique Africaine, nous croyons que chaque individu jouit de ressources qui lui permettront d’exceller dans un domaine, de réussir son projet. Il n’est pas question de vous faire jouer “un rôle”, mais de vous aider à vous révéler. Votre don au service de votre mission

La connaissance de votre don, de votre Soi, vous permettra de définir : quelle est votre mission ? Quel est votre projet ?

Qu’entendons-nous par “mission” ? La mission sous-entend qu’il y a un ensemble d’actions à mener pour atteindre un objectif. L’École Politique Africaine vous accompagne dans ce dessein. De façon extrêmement simple, il est question de découvrir ce que vous souhaitez accomplir.

L’ École Politique Africaine est ouverte à tous ceux qui souhaitent s’éveiller et se révéler.

« Si vous n’avez pas confiance en vous, vous êtes vaincu deux fois dans la course à la vie ».

Marcus Mosiah Garvey (1887-1940)

Ensemble, visons l’excellence.

Rédigé par Lou B.

Mars 2021

valeur-epa

L’ÉDUCATION DES AFRICAINS ET DES AFRO-DESCENDANTS : LA VALEUR AJOUTÉE EPA

Sous le joug d’une certaine matérialité capitaliste, l’éducation contemporaine des
Africains et in extenso des Afro-descendants s’est notamment articulée avec les
influences de Booker Taliaferro Washington et de William Edward Burghardt Du Bois
dit « W. E. B. Du Bois ».

Historiquement, rappelons brièvement que, pour faire réussir
les Noirs, B.T.Washington avait une approche par le travail manuel, misant sur
l’éducation industrielle, artisanale, technique et spécialisée.

A contrario, W.E.B. Du Bois préférait s’appuyer sur le travail intellectuel, misant plutôt sur une éducation
académique (philosophie, histoire, sciences, etc.) et libérale.

Vers une éducation englobant la culture noire idiosyncrasique

Dans l’éducation occidentale à l’instar de l’Angleterre, il est constaté que « dans
l’enseignement public, la culture afro-caribéenne est ignorée ou présentée comme
négative ». En réponse à cela, à Liverpool et Birmingham par exemple, l’école Elimu
(académie, en swahili) a été « l’accélérateur de conscience Afro-descendante pour vous
et votre famille
» de sept 1998 à juillet 2005 par sa fondatrice Gloria Hyatt.

En France nous ne sommes pas à une situation extrême, comme aux USA : « Dans le
Sud, en 1988, 43,5 % des élèves noirs fréquentaient un établissement à majorité de
Blancs. En 2011, ils n’étaient plus que 23,2 %. Une tendance qui ne se limite pas au Sud :
dans la ville de New York, 81,7 % des Noirs sont inscrits dans des écoles avec moins de
10 % de Blancs. »

Au Royaume-Uni, « face aux statistiques – les élèves noirs sont six
fois plus souvent exclus de l’enseignement public que les autres – la demande de lieux
éducatifs spécifiques s’amplifie en Grande-Bretagne, où le communautarisme se
banalise ».

Concernant les Noirs natifs et diasporiques français qui ont leur diplôme en poche, on
remarque que : « Dans un test, nous avons utilisé une photo d’un candidat factice
antillais, de peau noire, aux nom et prénom ne signalant nullement une origine
africaine. Pour un poste commercial, il obtient 25% de réponses en moins que par
rapport à un candidat blanc de peau ».

Une solution : l’École Politique Africaine – EPA !

De surcroît, le phénomène de l’école à la maison “homeschooling” soulignée depuis 5
ans aux États-Unis[6] est renforcée par la situation pandémique du coronavirus, dans
ses mutations en apprentissage distanciel.

En intégrant l’EPA, vous pouvez « comprendre les enjeux, apporter des solutions pour
contribuer au développement de l’Afrique » et de vous-même bien sûr.
EPA – École Politique Africaine

ENSEIGNER POUR ACCOMPLIR !

EPA

Amon Joane

Bibliographie et Webographie :

👉 [1] Turenne Myrtho Cangé, La Mauvaise Éducation du Nègre, traduit de
l’anglais (États-Unis) de Carter Godwin Woodson par T. M. Cangé, Afromundi,
2012, page 8
👉 [2] Ecole pour Noirs – L’Express, publié le 8 mai 2003
👉 [3} https://www.elimu.education/
👉 [4] États-Unis : ces écoles où les Noirs ne sont pas les bienvenus – Le Point ,
publié le 13 septembre 2017
👉 [5] Jean-François Amadieu, Le DRH : Le livre Noir, éditions du Seuil, 2013,
page 31
👉 [6] Etats-Unis : des parents noirs déscolarisent leur enfant pour les protéger
du racisme – Magicmaman.com, archives janvier à mars 2015
👉 [7] AJ+ Français, Comment rendre les systèmes éducatifs africains plus
efficaces ? Comment rendre les systèmes éducatifs africains plus efficaces ?
(facebook.com)

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